Assurance dépendance

Publié le par domicile conseil


Les sondages sur les français et la dépendance se suivent et renforcent les besoins d'information, de soutien, mais aussi d'inquiétude quant au financement des services.
En 2005, les AGF etIpsos, publiaient leur baromètres "Les français et la dépendance".
En 2009, le sondage TNS Sofres commandé par la Fédération Hospitalière de France (FHF) montre que la peur du coût à venir augmente, et que l'image des maisons de retraite se dégrade.  

En octobre 2008, le Baromètre de la dépendance France Info/Ocirp, montrait que
- Un tiers de l’échantillon estime être informé sur la dépendance <!--[endif]-->
- Plus de 50% de l’échantillon déclare avoir déjà été confrontée à la dépendance d’un proche<!--[endif]-->

Aujourd’hui la part des aides de l’état représentent 25 à 30 % du montant moyen mensuel dépensé par une personne dépendante pour les Gir I, II, III, ou IV, et pour les personnes bénéficiaires de l’APA.Plus de la moitié de l’échantillon sous-estime la part prise en charge par les aides de l’État.
Au 31 décembre 2008, le succès de l'APA : Aide personnalisée à l'autonomie, est réel (1 115 000 personnes âgées en bénéficient). Il s'agit  d'une prestation en nature, avec ticket modérateur, plus favorable au maintien à domicile qu'à l'atténuation des prix de journée des maisons de retraite  EHPAD.

Les personnes âgées et leurs obligés alimentaires (enfants, voire petits-enfants) doivent financer les services
- si le besoin d'aide est léger, 30 heures au plus par mois d'aide à domicile. Les caisses de retraite et le département peuvent apporter leur contribution sociale selon le niveau de revenus de la personne concernée. <!--[endif]-->
- Quand le besoin devient plus important, la charge revient à la famille (hors soins à proprement parlé - médicaments, soins, hospitalisation)
Attention : dans tous les cas, le niveau d'implication personnel de la famille contribuera à faire baisser la facture, mais pourra peser également lourd à terme sur les relations au sein de celle-ci (mari, enfants) et vis-à-vis de la personne âgée en perte d'autonomie.

Au-delà de l'aide de l'état, ou du département, on puise dans la retraite (600 à 1.200 euros en moyenne en France), dans le patrimoine de la personne en perte d'autonomie, en réservant  une quote-part pour les dépenses courantes (nourriture, habillement, sorties...),
Le complément viendra de la famille : de 150 à 2.500 euros mensuels selon les cas, avec possibilités d’ aides fiscales .
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Une famille devra dépenser en moyenne, en cas de "dépendance totale", de 150 à 30 000 euros par an, au minimum, soit  une charge finale qui peut dépasser 150.000 euros. L'espérance de vie d'une personne âgée dépendante se situe autour de 3 ans, voire le double pour certaines pathologies (maladie d'Alzheimer par exemple).

Le gouvernement réfléchit à un 5ème risque de protection sociale, une "assurance autonomie". Voir les conclusions du sénat mi 2008.
"Alice au pays de l'assurance dépendance" est une chronique de Florence Leduc qui fait toucher du doigt les enjeux :
- quelle évaluation des besoins, des désirs, des projets ?
- quelles échelles
- quelle offre de service financée : télé-assistance, aménagement du logement, aides à domicile, tarifs en maison de retraite ?
- qui évalue ? quand ?
Il s'agira de se protéger "malgré soi", explique la présidente de la CNAV, caisse nationale d'assurance vieillesse.


Source : Agevillage.com

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